

On l’a déjà souvent dit, le diabète est l’une des maladies du siècle. Il est lié à l’épidémie galopante d’obésité qui sévit dans le monde entier et pas seulement dans les pays riches. Il entraîne des conséquences dramatiques: infarctus, accident vasculaire cérébral, insuffisance rénale, amputations, cécité, … Cette véritable tragédie à l’échelle de la planète justifie d’intenses recherches pour parvenir à prévenir et à traiter cette maladie dite « de civilisation ».
Stimuler l’insulineDepuis quelques années, on dispose d’une nouvelle catégorie de médicaments appelés analogues des incrétines. Il s’agit d’hormones naturelles que notre corps produit et qui stimulent la libération d’insuline. Celle-ci, à son tour, régule le taux de sucre dans notre sang. Ce nouveau type de médicaments est déjà disponible depuis un moment mais ne peut s’utiliser que dans certaines conditions bien précises, que seul le médecin peut apprécier. Mais Il apparaît déjà qu’elles rendent de grands services aux patients qui peuvent en bénéficier.
Le rôle du reinUne nouvelle piste est encore en train de s’ouvrir mais cette fois, on en est encore au stade expérimental. Pour comprendre cette voie de recherche novatrice, il faut savoir que le rein joue lui aussi un rôle dans la régulation du taux de sucre dans le sang (la glycémie). C’est lui, en effet, qui est chargé d’éliminer le sucre présent en excès dans le sang, pour le verser dans les urines. Mais il ne le fait que partiellement car il a aussi une activité de récupération d’une partie de ce sucre déjà versé dans l’urine en formation. Dès lors, la recherche vise à mettre au point des médicaments qui inhibent cette activité de récupération. les nouveaux médicaments doivent agir sur des transporteurs spécifiques qui se trouvent dans le rein et qui opèrent cette reprise du sucre dans les urines pour le renvoyer vers le sang. si on peut y parvenir, on favorisera l’élimination d’une partie du sucre sanguin dans les urines. Ce ne sera sans doute pas la panacée mais ce sera une arme de plus contre le diabète. en tout cas, les recherches progressent bien.
La rédaction
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