La News

News publiée le 22/02/2010

Quatre fois plus de mort-nés , diffu-sciences

Quatre fois plus de mort-nés

Le recours à la procréation assistée n’est pas de tout confort pour les futurs parents, c’est le moins que l’on puisse dire. Et la difficulté dure jusqu’au bout puisque le risque d’avoir un enfant mort-né est nettement supérieur à celui de la grossesse naturelle.

Les techniques de procréation assistée ont bénéficié ces dernières décennies d’un développement fulgurant. Elles permettent d’aider à enfanter de nombreux couples qui souhaitent avoir des enfants mais éprouvent des difficultés à voir leur souhait se réaliser. On ne peut donc que se réjouir que cette possibilité existe. Mais pour les futurs parents, la procréation assistée, dans la plupart de ses modalités sinon toutes, reste une démarche apparentée au parcours du combattant. Les entretiens et examens préalables sont nombreux et délicats et la réussite n’est pas toujours au premier rendez-vous. Il n’en reste pas moins vrai que les plus anciennes de ces techniques existent depuis plusieurs dizaines d’années et ont apporté leur secours à un très grand nombre de couples.

Quatre fois … avec des nuances

Une étude danoise qui vient d’être publiée dans la revue scientifique Human Reproduction vient toutefois de nuancer cet optimisme. Il apparaît en effet que les femmes qui ont pu devenir enceinte grâce à la fertilisation in vitro (FIV) ou par la méthode d’injection intracytoplasmique de spematozoïde (ICSI, IntraCytoplasmic Sperm Injection) encourent un risque quatre fois plus élevé de mettre au monde un enfant mort-né que celles qui ont conçu de manière naturelle ou après avoir bénéficié d’une autre méthode d’aide que la FIV ou l’ICSI. Selon les auteurs de l’étude, dirigée par le Dr Kristen Wisborg, il faut interpréter ces données avec prudence. Le risque de mort-né chez ces mamans reste faible, même s’il est nettement supérieur à celui des autres femmes enceintes. Chez les femmes qui ont reçu une aide technique de type FIV ou ICSI, il est de 1,62%. Chez celles qui ont bénéficié d’une autre technique, il est de 0,23% et chez celles qui ont conçu sans appui médical, il s’élève à 0,37%.

Prendre position

Il faut donc le savoir, puisque ces échecs douloureux existent. Mais un tel accident survient aussi sans intervention de la médecine pour l’obtention d’une grossesse. De plus, du point de vue médical, c’est un risque acceptable. Aux futurs parents de définir leur propre position devant une telle probabilité. Mais il faut savoir aussi que n’importe quel choix de méthode pour un couple donné n’est pas toujours possible.

La rédaction
Wisborg K, Ingerslev HJ, Henriksen TB. IVF and stillbirth: a prospective follow-up study. Human Reproduction, 2010, 00, 1–5. doi:10.1093/humrep/deq023


Pour vous inscrire à la Newsletter, veuillez simplement enter votre adresse mail ci-dessous et cliquez sur "envoyer".




Partenaires

ligue_cardiologique_belge