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News publiée le 08/02/2010

Etoile, étoile, diffu-sciences

Des étoiles pour la mémoire

Un collaboration franco-anglaise a permis d’apporter de nouvelles connaissances sur le rôle de cellules autres que les neurones, appelées cellules gliales, dans la communication cérébrale.

La synapse nerveuse est le lieu de rencontre entre deux cellules nerveuses ou neurones. C’est à ce niveau que l’information passe d’une cellule à l’autre. Dans le schéma classique, une synapse est toujours représentée avec le neurone pré-synaptique, d’où provient l’information, et le neurone post-synaptique, qui reçoit cette information. Dorénavant, un troisième élément est à considérer, la cellule gliale, qui détecte et intègre le signal synaptique et peut y répondre en libérant des substances actives appelées des "gliotransmetteurs" comme la D-sérine.

Petites mais importantes

Les cellules gliales ne sont pas des neurones. Ce sont des cellules qui s’interposent entre les neurones. L’une d’entre elle est l’astrocyte, petite cellule en étoile qui existe sous différents types. On avait cru initialement que ces cellules gliales nétaient qu’une sorte de remplissage mais au fil des décennies, on leur a découvert pas mal de fondtions importantes. Voilà donc qu’un rôle de plus leur est encore attribué. 
Les chercheurs français et britanniques ont étudié le processus de la "synapse tripartie" dans une région du cerveau qui est un centre classique de la mémoire : l’hippocampe. Ils avaient déjà établi une relation anatomique étroite entre cellules gliales et neurones et mis en évidence l’importance de cette relation dans le bon fonctionnement de récepteurs indispensables à la transmission de l’information cérébrale. Ils viennent de démontrer cette fois-ci que des astrocytes libérant la D-sérine influencent à la hausse le nombre de certains récepteurs activables. Les astrocytes favorisent de cette manière la transmission synaptique courante. Ils favorisent aussi la plasticité synaptique à long terme, c'est-à-dire la réorganisation des synapses en fonction des stimulations reçues – ce que l’on appelle la potentialisation à long terme – phénomène considéré comme la base cellulaire des processus de la mémoire.

Un pour tous


Les scientifiques ont même découvert que les territoires astrocytaires sont indépendants les uns des autres au niveau fonctionnel et qu'un seul astrocyte contrôle la plasticité de toutes les synapses présentes dans son arborisation sans vraiment influencer celles du territoire astrocytaire voisin. Il y a donc un possible lien direct entre la glie et des processus cognitifs comme la mémoire et l'apprentissage.

La Rédaction
Communiqué de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, France)


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