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News publiée le 05/02/2010

Cerveau, régénération, spécialiste, diffu-sciences

Bientôt un moyen de régénérer le cerveau?

Des recherches auxquelles ont participé des spécialistes de l’ULB ouvrent des perspectives dans la lutte contre les maladies neurodégénératives.

Un certain nombre de maladies nerveuses, comme par exemple la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer, sont groupées sous le vocable de maladies dégénératives du système nerveux central. Il n’y a là aucune nuance de mépris mais cette appellation vient du fait que les structures nerveuses s’altèrent, souvent en raison de l’âge mais aussi à cause de certains autres facteurs plus ou moins bien connus selon la maladie considérée.

Pas à pas

On a longtemps estimé que ce qui était perdu dans le cerveau, quelle qu’en soit la raison, était définitivement perdu. Puis est apparue, il y a vingt ou trente ans, la notion de plasticité cérébrale. On s’est rendu compte, en effet, que dans certains cas au moins, les cellules nerveuses qui ont survécu au phénomène qui a causé la perte d’autres neurones se réorganisent et compensent plus ou moins bien la perte. Une autre étape a ensuite été franchie avec la découverte que, contrairement à ce qu’on avait longtemps cru, les cellules nerveuses gardent la capacité de se multiplier dans des conditions bien précises et que des facteurs de croissance stimulent cette multiplication.

Un nouveau progrès a encore été rendu possible avec les travaux sur les cellules souches neuronales dans des modèles animaux expérimentaux: en les implantant dans le système nerveux elles assurent un effet neuroprotecteur, en ce sens qu’elles semblent jouer un rôle de prévention de la mort des cellules nerveuses existantes du cerveau. Mais le mécanisme de cet effet n’était pas bien compris jusqu’à présent.

Communications directes

Une équipe internationale au sein de laquelle oeuvrent des chercheurs de l’ULB (laboratoire de neurologie expérimentale du Pr Massimo Pandolfo) a permis une avancée dans l’explication de cet effet bénéfique. Cette équipe a montré sur des cultures cellulaires et dans des modèles animaux que les cellules souches établissaient des connexions d’un type particulier, appelées synapses électriques, avec les cellules nerveuses préexistantes. Les synapses électriques sont connues dans le système nerveux mais en temps normal, elles sont peu nombreuses, la synapse « classique » étant de type chimique. Cela veut dire que c’est une petite molécule qui fait passer le message nerveux d’un neurone à l’autre en traversant comme une rivière l’espace très étroit qui s’interpose entre les deux cellules. Dans la synapse électrique, des passages directs sont établis entre les deux neurones, comme des sortes de ponts qui permettent le passage des charges électriques entre les neurones. Ces nouvelles connexions joueraient un rôle dans la protection des cellules menacées. On peut donc voir là de nouvelles pistes à explorer dans la lutte contre les maladies dégénératives.

La rédaction
Communiqué de presse ULB, 2 février 2010.


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