La News

News publiée le 30/12/2009

Genou, prévenir vaut mieux que guérir, diffu-sciences

Prévenir vaut mieux que guérir

Un programme d’entraînement à la bonne coordination des mouvements chez le sportif diminue le nombre des accidents

Les ligaments croisés du genou portent bien leur nom : ils sont à l’intérieur du genou, contrairement à la majorité des autres ligaments (mais pas tous), qui sont autour des articulations. Ils se croisent doublement : d’avant en arrière et du côté vers le milieu du corps. Leur rôle est très important dans la stabilité du genou. On entend souvent parler de rupture de l’un de ces ligaments, le ligament croisé antérieur, chez les footballeurs par exemple. si un de ces deux ligaments est rompu, non seulement le sport n’est plus possible, mais la marche et la station debout sont handicapées. Une véritable hécatombe

Il n’y a pas que les footballeurs qui peuvent être victimes d’une rupture d’un ou des deux ligaments croisés. Une étude vient de montrer qu’aux Etats-Unis, un élève sur vingt dans l’enseignement secondaire est victime de cet accident (à l’école ou ailleurs) et un sur cinquante à un sur cent dans l’enseignement supérieur. Et ce n’est pas tout : comme les jeunes filles sont de plus en plus nombreuses à faire du sport, elles sont de plus en plus nombreuses à subir ce traumatisme. pas moins de 50.000 cas par an sont à déplorer chez les jeunes sportives. les femmes en sont 2 à 10 fois plus souvent atteintes que les hommes.

On peut opérer ces ligaments lorsqu’ils sont déchirés et les interventions, qui étaient lourdes par le passé, sont devenues nettement plus légères de nos jours grâce aux techniques modernes. Et elles sont très largement couronnées de succès. Mais avec le recul, on se rend compte que plus de la moitié des athlètes qui ont été opérés montrent dans les dix ans qui suivent des signes précoces d’arthrose irréversible. si l’intervention a perdu son caractère de gravité, les conséquences d’une rupture des ligaments croisés restent donc lourdes à moyen terme. Il n’y a donc qu’une solution : éviter à tout prix l’accident.

Un entraînement adéquat C’est la raison pour laquelle des programmes de prévention, inclus dans l’entraînement des athlètes, ont été mis en place. Les spécialistes ont bien étudié les mécanismes de la rupture et les ont bien compris. Ils ont d’ailleurs constaté que dans la grande majorité des cas, ce n’était pas un choc entre joueurs qui était en cause mais une mauvaise coordination des mouvements pendant le jeu. D’où une prévention basée sur l’apprentissage d’une meilleure coordination des mouvements au cours de la pratique du sport, notamment au moment du freinage au bout d’un trajet de course. Et cette politique est payante : depuis la mise en place de tels programmes, le nombre de cas a diminué de moitié. Autant dire que l’entraînement du sportif doit autant viser la sécurité que la performance et que la qualité d’un entraînement se mesure aussi au nombre d’accidents chez les sportifs.

La Rédaction
Hewett TE, Johnson DL. ACL Prevention Programs: Fact or Fiction? ORTHOPEDICS 2010; 33:36.


Pour vous inscrire à la Newsletter, veuillez simplement enter votre adresse mail ci-dessous et cliquez sur "envoyer".




Partenaires

ligue_cardiologique_belge