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News publiée le 08/12/2009

Masque, nouvelle greffe du visage, diffu-sciences

Nouvelle greffe du visage

Une nouvelle greffe du visage a été effectuée au CHU d’Amiens sur un jeune homme de 26 ans qui avait été gravement défiguré dans une explosion.

Greffer un visage – et non pas implanter un masque de peau ou de matière artificielle ou semi-artificielle – c’est un travail extrêmement minutieux et de longue haleine. C’est surtout rendre à la personne mutilée une image d’elle-même, une image perçue par les autres, un moyen de communication extrêmement important, une vie sociale …

Une longue préparation

Sur le plan technique, c’est de l’orfèvrerie d’expert. Et quel expert ! Sans les minutieuses et longues études préalables menées dans le laboratoire de morphologie expérimentale dirigé par le Pr Benoît Lengelé, chirurgien plasticien aux Cliniques Universitaies St-Luc de l’UCL, la première greffe de visage réalisée en 2005 n’aurait pas été possible … et les suivantes non plus. Les muscles de la face, qui nous permettent de nous exprimer sans parler quand on lit sur notre visage l’étonnement, le contentement ou la mauvaise humeur, … sont très nombreux. Pour permettre à ces muscles de fonctionner chez la personne qui a reçu une greffe de visage, il a fallu étudier au niveau de chacun d’entre eux la manière de prélever l’ensemble à transplanter et à préserver l’accès des vaisseaux et des nerfs qui s’y rendent. Il a également fallu mettre au point la manière de les « rebrancher ». Et pour cette nouvelle greffe réalisée aujourd’hui, les choses étaient encore plus compliquées puisqu’une partie importante de l’os de la mâchoire inférieure a également été transplantée.

Pas fini

Le travail est loin d’être terminé une fois que le patient est sorti de la salle d’opération. Il faut en effet suivre l’évolution de la greffe et guetter le rejet, s’assurer que la fonction des muscles du visage reprend peu à peu, soutenir le patient sur le plan psychologique et bien d’autres choses encore. Bref, voilà un remarquable exploit de la médecine moderne. Heureusement que des hommes développent des compétences d’un niveau extrême, comme ceux qui ont réalisé l’intervention et tout ce qu’elle nécessite. Heureusement qu’ils consentent à passer des heures et des heures debout, à faire ce travail minutieux de réparation.

La Rédaction
Communiqué de presse UCL.


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