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News publiée le 01/12/2009

Une journée pour le SIDA, diffu-sciences

Une journée pour le SIDA

Comme chaque année, le Ier décembre est la journée du SIDA. C’est l’occasion de dresser un bilan de la situation et de rappeler les messages importants qui doivent être pris en compte face à cette maladie.

On entend beaucoup moins parler du SIDA aujourd’hui qu’il y a quelques années. Et pourtant, cette maladie continue de faire des ravages dans le monde entier. Il est vrai que la fréquence des nouvelles infections est légèrement en recul dans le monde. Mais il y a encore des millions de personnes contaminées et très peu d’entre elles peuvent bénéficier d’un traitement. On estime que dans le monde, seulement une personne sur quatre ou sur cinq bénéficie d’un traitement adéquat. La majorité des malades qui ne sont pas traitées ou pas suffisamment résident dans les pays en voie de développement.

Catastrophique

En Belgique, la situation est loin d’être brillante : on compte trois nouvelles contaminations par jour. On peut même considérer cela comme catastrophique si l’on sait que ce chiffre est le même qu’au début des années ’80. Tout se passe comme si notre pays n’avait pas fait le moindre progrès dans la prévention en trente ans. C’est ainsi que se sont exprimés trois experts invités à un débat public organisé par la firme pharmaceutique MSD, qui a mis au point l’un des médicaments les plus modernes contre l e SIDA. Le débat était présidé par le Pr Belge Peter Piot, qui était professeur à l’Institut de Médecine Tropicale à Anvers et qui a dirigé jusqu’il y a peu le programme mondial de l’ONU contre le SIDA. Il est actuellement professeur à l’Imperial College de Londres. L es deux autres experts qui ont participé à ce débat étaient le Pr Nathan Clumeck (ULB) et le Pr Temmerman, de l’Université de Gand. Tous trois ont déploré qu’en Begique, la dispersion des pouvoirs ait pour conséquence l’immobilisme total en matière de lutte contre le SIDA. Et de souligner que malgré la structure surréaliste du pays, les autorités ont bien trouvé le moyen d’organiser la lutte contre la grippe mexicaine. Heureusement, ont-ils ajouté, les scientifiques se parlent de région à région. ils ont même constitué un groupe de travail mais celui-ci ne fonctionne que sur base bénévole et ne pourra tenir longtemps sans le financement par les autorités d’un minimum de logistique.

Urgent

Un autre message très important est ressorti du débat, c’est que la maladie est toujours là. Certes, on n’en meurt plus systématiquement et c’est même devenu rare pour les personnes traitées. Mais ces traitements sont pénibles et coûteux et le stigmate du SIDA continue à détruire la vie des personnes qu’il touche. Il est capital et urgent de reprendre à grande échelle et avec insistance la sensibilisation des jeunes, qui dans l’ensemble ne prennent plus assez de précautions. les experts ont lourdement insisté sur cette urgente nécessité.

La Rédaction
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