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News publiée le 30/11/2009

Cigarette, du poison pour soi et pour les autres, diffu-sciences

Du poison pour soi et pour les autres

Fumer n’est pas seulement toxique pour le fumeur, mais aussi pour les autres, en particulier pour les enfants. Cela commence dès avant la naissance si sa maman fume pendant sa grossesse.

Faut-il encore le redire ? Le tabagisme est l’une des causes modifiables les plus importantes des problèmes majeurs de santé publique. Malgré la diminution du nombre de fumeurs dans certaines parties du monde (mais pas dans les pays en voie de développement), ils restent encore nombreux et surtout, quantité de femmes continuent à fumer alors qu’elles sont enceintes. De cette manière, l’enfant à naître est exposé très tôt aux toxiques du tabac.

Et si ses parents continuent à fumer après sa naissance, lui, il continue à être exposé aux mêmes toxiques par le tabagisme passif. Le tabagisme passif est le fait que les non-fumeurs qui vivent ou travaillent avec des fumeurs respirent un air ambiant qui est pollué par la fumée de la cigarette des fumeurs.

Aussi toxique

On a bien démontré depuis pas mal d’années déjà que ce tabagisme passif que subit le non-fumeur est au moins aussi toxique que celui du fumeur lui-même. Une de ses conséquences est d’augmenter le risque d’asthme. On a bien démontré aussi que le risque d’asthme est également augmenté chez l’enfant dont la maman a fumé pendant qu’elle était enceinte.

Le tabagisme attaque encore les poumons d’une autre manière : en provoquant une véritable déchirure des alvéoles, qui perdent ainsi leur élasticité et ne peuvent plus fonctionner normalement. C’est ce que les médecins appellent l’emphysème. Enfin, il y a une troisième manière : la bronchite chronique, dont le tabagisme constitue aujourd’hui l’une des causes principales. Bronchite chronique, asthme et emphysème sont trois causes d’insuffisance respiratoire, ce qui est une incapacité à mobiliser dans ses poumons assez d’air pour répondre aux besoins de l’organisme. La personne qui se trouve en insuffisance respiratoire est essoufflée au moindre effort et si son état est avancé, elle est même à court d’haleine en restant dans son fauteuil sans rien faire. On ne guérit pas d’une insuffisance respiratoire mais on peut en mourir.

Multiplication

Dans le domaine de la santé, les facteurs de risques qui coexistent ne se contentent généralement pas d’additionner leurs effets : ils les multiplient le plus souvent. On comprend donc qu’une personne asthmatique qui fume multiplie lourdement son risque d’insuffisance respiratoire. Alors, ne fumons pas … et n’enfumons pas les autres.

La Rédaction
D’après un communiqué de la Finnish Lung Health Association (Association finlandaise pour la santé respiratoire)


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