

Il ressort d’une enquête récente de l’Union des Fournisseurs pour le Secteur du Laboratoire (UDIAS), que le personnel des secteurs scientifiques analytiques est particulièrement satisfait de son poste. Les employeurs du secteur scientifique obtiennent d’excellents résultats, tant sur le plan de la rémunération que sur celui du contenu du travail, de la formation ou encore de l’accompagnement de carrière. Les entreprises interrogées connaissent donc peu ou pas de rotation de personnel et offrent en outre une stabilité même en période de récession. L’industrie de la chimie et des sciences de la vie déplore néanmoins, dans son ensemble, un manque cuisant de jeunes collaborateurs et de sang neuf. Ce problème se fait ressentir depuis déjà plus de 5 ans, ce qui peut porter préjudice à la qualité du contrôle et de la mesure en Belgique. Cette étude a été menée en septembre auprès de plus de 500 responsables de laboratoires, gestionnaires des ressources humaines (« directeurs du personnel ») et ses propres membres de divers secteurs tels que la chimie, la pétrochimie, la pharmacie, l’environnement, la biotechnologie, etc.
FormationLe diplôme de « Bachelier professionnel » (anciennement appelée graduat) semble très en vogue auprès des gestionnaires des ressources humaines du secteur scientifique analytique. 33% des personnes interrogées soulignent une demande claire en matière de jeunes diplômés possédant un bagage équilibré de connaissances théoriques et pratiques. Plus de 50% optent pour des jeunes diplômés en provenance des différentes universités et hautes écoles. A cet égard, il convient toutefois de tenir compte du fait que, dans l’ensemble, il existe plus de postes vacants pour des jeunes disposant d’une formation plus orientée vers la pratique (bacalauréat professionnel) que pour ceux qui ont une base plutôt théorique/académique (master).
Les gestionnaires ressources humaines et les responsables de laboratoires interrogés en Belgique se déclarent dans l’ensemble très satisfaits du niveau des formations scolaires. Il ressort de 59% des réponses que la formation des candidats, en ce qui concerne les connaissances théoriques, répond aux besoins. L’expérience pratique des formations est considérée comme bonne à très bonne dans 37% des cas, et comme raisonnable dans 50% des cas. La possibilité de mobilisation immédiate des nouvelles recrues s’avère également bonne dans 50% des cas, et raisonnable dans 33% des cas, ce qui indique que le système éducatif belge répond aux attentes du marché.
Travail d’équipeL’enquête révèle également que les entreprises des secteurs UDIAS préfèrent de loin travailler avec des jeunes disposés à fonctionner en équipe. Pour 24% d’entre elles, le « travail d’équipe » se classe en tête de liste des compétences ou capacités exigées. Il est à noter que la « connaissance des techniques d’analyse » et l’ « expérience pertinente et similaire » ne se situent respectivement qu’en deuxième et troisième places. Il semble que le fait de pouvoir travailler en équipe constitue une priorité absolue pour la recherche scientifique, les professions de laboratoire et d’analyse.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse de l’UDIAS