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News publiée le 13/11/2009

Coeur, diffu-sciences

Un test simple pour le risque d’infarctus

Compter les plaquettes et mesurer la taille moyenne des plaquettes sanguines est très facile à faire dans un laboratoire d’analyse médicale. On pourrait peut-être en tirer des informations sur le risque d’infarctus à court terme.

Dans une majorité de cas, l’infarctus du myocarde est la conséquence de l’obstruction d’une artère coronaire ou d’une de ses branches. L’artère est rétrécie par l’athérosclérose (ce que le public appelle artériosclérose). Cette sclérose forme des plaques qui contiennent de grandes quantités de graisse, surtout du cholestérol.

Rupture de plaque

La plaque athéromateuse, comme on l’appelle, est recouverte par une couche fibreuse plus ou moins épaisse qui lui constitue une sorte de coque. Il arrive que cette couche fibreuse se rompe et c’est ce qu’on appelle la rupture de plaque. Dans ce cas, les lipides et les substances qui sont ainsi mises à découvert stimulent les plaquettes sanguines, qui forment un amas, le thrombus, qui aboutit lui-même à la formation d’un caillot sanguin. C’est ainsi qu’une artère du cœur, rétrécie par l’artériosclérose, finit par se boucher et provoquer un infarctus.

On comprend donc le rôle des plaquettes sanguines dans la survenue de l’infarctus. Pour former le thrombus, elles doivent être activées par les substances mises à nu au moment de la rupture d’une plaque athéromateuse.

Plaquettes activées

Or, les plaquettes sanguines activées se reconnaissent parce qu’elles sont plus grandes que les autres. Une étude vient de comparer trois groupes de patients : soixante personnes atteintes d’angor (« angine de poitrine ») stable, soixante patients qui viennent d’âtre victimes d’un infarctus et soixante sujets sans plaintes cardiaques. Il est apparu que les patients atteints d’un infarctus avaient moins de plaquettes que ceux des deux autres groupes. Cela semble logique puisqu’une partie de leurs plaquettes étaient probablement incorporées dans le thrombus et dans le caillot qui ont provoqué leur atteinte cardiaque. Mais leurs plaquettes étaient en moyenne plus grandes que dans les autres groupes. Ces données pourraient donc servir d’indice pour détecter les patients qui sont à risque d’être victimes d’un infarctus.

La Rédaction
NEWSRX HEART DISEASE ALERT, 9 nov 2009.


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