La News

News publiée le 30/10/2009

Antibiotiques, médicament, diffu-sciences

Améliorer l’usage des antibiotiques

On pourra sans doute bientôt pratique les traitements sur mesure et ainsi optimaliser la prise des antibiotiques.

On entend souvent dire qu’on utilise trop d’antibiotiques. C’est vrai et c’est l’une des causes de l’apparition des résistances de certains microbes, qui ne répondent plus à ces antibiotiques. Cela devient à ce point problématique qu’il existe déjà pas mal de microbes résistants à plusieurs antibiotiques différents. Cela rend difficile le traitement de certaines maladies et oblige l’industrie à trouver sans cesse de nouveaux médicaments antibactériens.

Trop court, trop long

Mais une autre cause de l’apparition de résistances est le mauvais usage : on n’utilise pas des doses suffisantes et surtout, on ne poursuit pas les traitements assez longtemps. Il est conseillé, dans la plupart des cas, de prendre ses antibiotiques pendant sept jours, à moins que le médecin, en connaissance de cause, ne donne d’autres instructions. Il est vrai que dans certains cas, il n’est pas nécessaire de poursuivre sept jours le traitement. Mais jusqu’à présent, aucun moyen ne permettait de dire dans quels cas un traitement pouvait être plus court. Les choses sont en train de changer avec une substance que l’on appelle procalcitonine. Cette substance est sécrétée par notre glande thyroïde mais de nombreux autres tissus et organes peuvent la libérer en cas d’inflammation.

Sur mesure

Il est apparu au terme d’une série d’études qu’en mesurant le taux de procalcitonine dans le sang, on peut se faire une idée de l’intensité d’un phénomène inflammatoire qui se produirait sous l’effet d’une infection bactérienne. A l’inverse, si le taux de procalcitonine est revenu à la normale après avoir été trop élevé en raison d’une infection, c’est que cette infection est terminée. On l’aura compris : il est devenu possible de savoir de cette manière quand il n’est plus nécessaire de continuer à prendre des antibiotiques. On pourra donc savoir quels sont les patients à qui on peut dire d’arrêter avant la fin des sept jours. Et cela marche : une étude suisse vient de le prouver dans le cas des infections de la partie inférieure de l’appareil respiratoire pneumonie, bronchite, etc.).


La Rédaction
Journal of the American Medical Association (JAMA), septembre 2009


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