La News

News publiée le 04/05/2009

Cancer du sein: imagerie et dépistage, diffu-sciences

Cancer du sein: imagerie et dépistage

Le meilleur moyen de protéger les femmes contre le cancer du sein est de perfectionner le dépistage … et de convaincre toutes les femmes concernées de s’y soumettre régulièrement.

Le cancer du sein reste encore trop fréquent chez la femme, mêmes si les chances de guérison sont aujourd’hui relativement élevées. Le meilleur moyen d’améliorer encore les résultats est d’inciter le plus grand nombre de femmes concernées à se soumettre au dépistage et de perfectionner encore davantage ce dernier. La détection précoce a depuis longtemps prouvé, en effet, sa capacité à réduire le nombre des décès par cancer du sein, surtout chez les femmes entre 50 et 69 ans. On pourrait toutefois encore faire des progrès dans le dépistage chez les femmes de moins de 50 ans et chez celles de 70 ans et plus.

Des progrès incessants

Les spécialistes évaluent donc régulièrement les différentes techniques, seules ou en association, car les appareillages et les méthodes évoluent extrêmement vite et réalisent régulièrement de nouvelles performances. C’est ainsi qu’il apparaît clairement que la résonance magnétique est la plus sensible des techniques d’imagerie médicale dans la détection des cancers du sein chez les femmes qui sont porteuses d’un des gènes qui augmentent les risques de ce type de cancer. Malheureusement, cette technique est très coûteuse et reste réservée aux cas d’urgence et aux cas où d’autres techniques ne sont pas suffisamment performantes, comme dans les affections du cerveau par exemple. La mammographie est donc la technique standard de dépistage mais elle ne voit pas tout et les images qu’elle donne sont parfois difficiles à interpréter. L’échographie peut identifier des cancers que la mammographie n’a pas pu détecter chez des femmes dont les tissus des seins sont denses. C’est pourquoi on associe souvent la mammographie et l’échographie. Mais les progrès viennent aussi de l’analyse informatisée des images. Les programmes informatiques qui permettent de le faire sont eux aussi de plus en plus perfectionnés et donnent des résultats de plus en plus appréciables.

Après le dépistage

Bien entendu, dépistage ne veut pas dire diagnostic. Lorsqu’une lésion suspecte est détectée à l’aide de ces techniques, il faut encore identifier clairement sa nature. Et cela passe par d’autres examens, notamment par une biopsie.

La Rédaction
Medical journal of Australia 2009; 190: 493-8.


Pour vous inscrire à la Newsletter, veuillez simplement enter votre adresse mail ci-dessous et cliquez sur "envoyer".




Partenaires

ligue_cardiologique_belge