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News publiée le 24/04/2009

Le Binge drinking, diffu-sciences

Le Binge drinking: néfaste pour le cerveau

Des chercheurs belges viennent de montrer que le binge drinking, un type de consommation d’alcool caractérisé par l’absorption rapide de grandes quantités, provoque des dégâts au cerveau.

Le binge drinking ou « biture-express » désigne une pratique qui consiste en l’absorption rapide de grandes quantités d’alcool, avec pour objectif affiché d’arriver aussi vite que possible à un état d’ébriété avancé. 40 à 60 % des jeunes adultes européens sont concernés par ce type de consommation. Ils ne sont pas considérés comme alcooliques. Le binge drinking est donc généralement considéré comme acceptable voire positif puisqu’il est associé à la détente et au divertissement.

Le cerveau souffre

Si de nombreuses études scientifiques avaient déjà démontré les effets négatifs du binge drinking sur la santé mentale et psychologique des buveurs occasionnels, aucune étude ne s’était intéressée aux dommages éventuels causés au cerveau. Des chercheurs de l’UCL et de l’ULB ont donc étudié l’activité cérébrale de deux groupes pilotes d’étudiants : le premier groupe s’engageait à ne pas boire pendant une durée de neuf mois (année académique), tandis que le deuxième participait activement à la vie nocturne étudiante, incluant une ou plusieurs soirées alcoolisées par semaine. A la fin du test, les étudiants du 2e groupe présentaient un ralentissement marqué de leur activité cérébrale. Les perturbations observées chez les binge drinkers sont analogues, bien que moins marquées, à celles que l'on observe dans l’alcoolisme chronique. Ce mode de consommation conduit donc beaucoup plus rapidement qu’on ne le pensait à une « souffrance » durable des cellules cérébrales. A noter que la consommation d’alcool observée chez les binge drinkers est relativement fréquente dans le milieu étudiant. Les effets cérébraux de ec comportment ne sont donc pas limités à une petite minorité de cas extrêmes, mais pourraient au contraire toucher une part importante de la population étudiante.

Conscientiser les jeunes

Cette étude est la première à démontrer que le binge drinking est nocif pour le cerveau. Lorsqu’on voit la popularité de cette pratique chez les jeunes, en particulier dans le milieu étudiant, une prise de conscience des risques encourus apparaît essentielle. Une vaste réflexion sur cette pratique devrait rapidement être menée, tant au niveau des instances politiques qu’universitaires et médico-sociales.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse de l’ULB (Bruxelles, 21 avril 2009): La consommation excessive d’alcool, sur un court laps de temps, a des effets néfastes et durables sur le cerveau humain.
http://wwwdev.ulb.ac.be/db/revue/articles/21042009/21042009REF_501.pdf
Site en français. Consulté en avril 2009.


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