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News publiée le 23/02/2009

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Pollution intérieure rime avec asthme

Une récente étude américaine vient de révéler l’existence d’une association entre l’augmentation des taux des particules responsables de la pollution intérieure et la sévérité des symptômes de l’asthme chez les enfants.

La matière particulaire en suspension dans l'air est constituée d'un mélange de corpuscules solides et de gouttelettes de liquides. Celles qui sont solides sont faites de différents composés chimiques et revêtent des tailles très variées. Parmi elles, il y a les particules fines, qui mesurent à peine 2,3 microns (1/30 du diamètre d’un cheveu humain) et d’autres, plus grosses, d’une taille de 2,5 à 10 microns. Ces dernières sont issues de l’activité domestique : cuisson et époussetage de la poussière. Toutes ces particules peuvent pénétrer dans le système respiratoire de l’homme. Il a été déjà montré que la pollution extérieure est responsable de mortalité et morbidité liée à l’asthme. En revanche, l’implication des particules de la pollution intérieure dans cette affection n’est pas bien établie.

Le mal est dans la maison

Dans le but d’évaluer l’effet de la pollution intérieure sur la sévérité des symptômes de l’asthme (toux, sifflements dans la poitrine, gêne respiratoire, oppression thoracique…), des chercheurs du Center for Childhood Asthma in the Urban Environment (USA) ont suivi pendant 6 moins 150 enfants asthmatiques âgés de 2 à 6 ans. Nonante et un pour cent des participants étaient des Afro-américains qui passent la majorité de leur temps à la maison et qui ont un niveau socio-économique faible. Dans cette étude, les chercheurs ont utilisé des équipements pour mesurer les particules de l’air à l’intérieur des chambres à coucher de ces patients. Les mesures ont été réalisées au début de l’investigation, après 3 moins et encore une fois après 6 mois. Les résultats ont montré que l’augmentation substantielle des symptômes de l’asthme était associée à la présence dans ces maisons de concentrations élevées de particules fines et grosses. Chaque augmentation de 10 microgrammes par mètre cube d’air (µg/m3) de particules fines était associée à une élévation de 7 % des jours de respiration sifflante sévère et de 4 % des jours nécessitant l’utilisation de médicaments. En plus, toute augmentation de 10 µg/m3 des grosses particules correspondait à une augmentation de 6 % dans le nombre de jours de toux, de respiration sifflante et d’oppression thoracique.

Atmosphère plus propre

Ces données suggèrent donc que l’amélioration de la qualité de l’air et la diminution des concentrations des particules à l’intérieur des maisons pourraient constituer des moyens additionnels aux autres thérapies de l’asthme, surtout pour les enfants vivant dans les cités pauvres.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse du Johns Hopkins School of Public Health (JHSPH) (USA, 19 février 2009) : indoor air pollution increases asthma symptoms.
http://www.jhsph.edu/publichealthnews/press_releases/2009/breysse_indoor_asthma.html
Site en anglais. Consulté en février 2009.
McCormack MC, Breysse PN, Matsui EC et al. In-Home Particle Concentrations and Childhood Asthma Morbidity. Environ Health Perspect 2009; 117: 294–298 http://www.ehponline.org/docs/2008/11770/abstract.html
Site en anglais. Consulté en février 2009.


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