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News publiée le 05/02/2009

Infections nosocomiales, diffu-sciences

Infections nosocomiales: un lourd fardeau.

En Belgique, environ 2600 patients par an décèdent prématurément durant leur séjour hospitalier des suites d’une infection nosocomiale. Celle-ci prolonge la durée d’hospitalisation et coûte presque 400 millions d’euros par an à la collectivité.

Les infections nosocomiales sont celles que l'on contracte en milieu en milieu hospitalier. Elles constituent les complications les plus fréquentes chez les patients hospitalisés. Elles augmentent le risque de décès et prolongent la durée d’hospitalisation. Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) avait estimé à la fin de l’année passée que 6% des patients hospitalisés étaient victimes d’une infection nosocomiale, sur base d’une large enquête menée dans plus de la moitié des hôpitaux belges. Ce sont surtout les pneumonies et les septicémies (infections du sang) qui sont les plus mortelles, ceci aussi bien en soins intensifs que dans les services de médecine interne, de chirurgie, de gériatrie et de revalidation. Des infections urinaires sont également recensées. En Belgique, le KCE estime que chaque année environ 2600 personnes décèdent prématurément au cours de leur hospitalisation, des suites d’infections nosocomiales. Ces dernières engendrent annuellement année le plus gros paquet des coûts supplémentaires : le trio de tête est compopsé des pneumonies (80 millions d’euros), des septicémies (80 millions d’euros) et des infections urinaires (100 millions d’euros). Au total, cela fait une charge additionnelle de 384 millions d’euros par an pour la collectivité. Cette dépense est liée à une prolongation de la durée d’hospitalisation de 6,7 jours en moyenne par infection, avec un coût de journée d’hospitalisation de 371 euros en moyenne (sans compter les soins médicaux). Le KCE recommande donc que le suivi de ces trois types d’infections nosocomiales devienne une priorité dans les services cités plus haut. En plus, la participation des hôpitaux aux études de prévalence devrait devenir obligatoire, afin de pouvoir vérifier l’impact des mesures préventives. Des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer le rapport coût/efficacité de ces diverses mesures de prévention.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) (2 février 2009, Bruxelles): Coûts et mortalité engendrés par les infections nosocomiales
http://www.kce.fgov.be/index_fr.aspx?SGREF=3228&CREF=12631
Site bilingue français/néerlandais.
Consulté en février 2009.


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