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News publiée le 20/01/2009

oreille, ouïe, diffu-sciences

Bruits et perte d’ouïe

Au cours des quarante dernières années, la médecine s’est intéressée aux effets, qu’ils soient bénéfiques ou pervers, de la musique sur la santé. Les intensités élevées provoquent une perte des capacités auditives.

La perte d’ouïe provoquée par le bruit consiste en une réduction graduelle et cumulative des capacités auditives. Elle peut être prévenue en limitant l’exposition à des intensités sonores élevées. On estime qu’environ 10 % de la population est atteinte. Certaines catégories de métiers sont particulièrement à risque. On peut citer les travailleurs du secteur de la construction, les mineurs, les agriculteurs, les ouvriers de production, et les militaires. Cette liste est non exhaustive : l’exercice de nombreuses professions expose le travailleur à des intensités supérieures à 90 décibels (dB). Une analyse récente de 43 études a montré les effets négatifs de la musique à forte intensité. La pratique de la musique pop et rock, la fréquentation régulière des concerts et des discothèques, ainsi que l’utilisation des baladeurs sont les causes principales de perte des capacités auditives. Environ 74 % des musiciens pratiquant le rock ou le jazz souffrent d’un trouble auditif. Le personnel travaillant dans les discothèques est exposé de façon chronique à des sons atteignant 110 dB. Les intensités sonores des concerts de rock excèdent les 100 dB en moyenne. Le rôle des baladeurs dans la perte des capacités auditives n’est pas très clair car certains l’utilisent à volume élevé pendant des heures alors que d’autres sont plus raisonnables. Quoi qu’il en soit, l’ensemble des études réalisées à ce jour démontre qu’il est important de sensibiliser la population au risque de perte d’ouïe en cas d’exposition chronique à des bruits d’intensité élevée. Le port de protections est recommandé et il faudrait instaurer une réglementation plus stricte dans les discothèques et lors des concerts.

La Rédaction
Petrescu N. Loud music listening. Mcgill J Med. 2008; 11: 169 – 176.


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