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News publiée le 03/11/2008

hepatite, diffu-sciences

Un pas de plus dans le traitement de l’hépatite B

Des résultats présentés aux USA ouvrent de nouvelles perspectives.

Les hépatites sont à l’origine d’un véritable fléau mondial. Plusieurs virus responsables de ces maladies sont connus mais tous ne sont pas clairement identifiés. Certains sont seulement soupçonnés d’exister pour l’instant. Les experts sont en grande discussion sur l’existence réelle de quelques-uns d’entre eux. En les comptant tous, qu’ils soient réels ou encore hypothétiques, on en est déjà la lettre H.

Les plus agressifs parmi ceux qui sont connus sont les virus B et C. Ils étaient largement au centre des débats du congrès que vient de tenir à San Francisco l’American Association for the Study of Liver Diseases (Association américaine pour l’étude des maladies du foie). L’hépatite B est l’un des grands tueurs dans le monde. Elle tue moins par elle-même que par ses complications, une fois qu’elle est devenue chronique : fibrose du foie, qui devient cirrhose et dégénère souvent en cancer. On estime qu’il y a quelque quatre cents millions de malades atteints d’hépatite chronique B dans le monde. En Europe, il y a au moins un millions de nouveaux cas par an. Inutile de dire que les recherches sont intensives dans le domaine du traitement de cette hépatite. Les médicaments antiviraux qui sont destinés à traiter l’hépatite B en sont à leur troisième génération. C’est heureux car ceux de la première génération rencontrent de plus en plus souvent des résistances de la part du virus. Des résultats ont été présentés au congrès de San Francisco après cinq ans de traitement en moyenne avec un médicament appelé entécavir. Il est apparu que ce médicament faisait non seulement baisser de manière spectaculaire la charge virale (quantité de virus présents dans le sang des malades) mais permettait aussi d’obtenir une régression appréciable des dégâts causés au foie par le virus. Grâce à ces résultats, on peut aujourd’hui espérer limiter le risque de cancer du foie et prolonger le délai de survie des patients. Malheureusement, en Belgique, l’entécavir n’est pas remboursé de manière satisfaisante en fonction des connaissances acquises par la médecine.

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