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News publiée le 28/10/2008

douleur, enfant, diffu-sciences

Pas de douleur, quel que soit l'âge

A tous les âges de l'enfant, un traitement contre la douleur existe. Sa prise en charge est essentielle pour le confort et le bien-être du petit bout d’homme.

L'Organisation Mondiale de la Santé a distingué trois paliers d’intensité dans la douleur de l’adulte. A ces paliers correspondent des médicaments analgésiques de puissance croissante. Les paliers ont été adaptés pour les enfants car il n’y a que quelques années, aussi étonnant que cela puisse paraître, que l’on sait que les tout petits peuvent avoir mal, eux aussi. On s’est même rendu compte qu’ils pouvaient enregistrer leurs expériences de douleur et que cela les conditionnait dans la suite de leur vie. Dès lors, pour éviter la mémorisation et le comportement d'hypersensibilisation, la médecine met aujourd’hui tout en œuvre. La diminution de l'intensité de la douleur de l'enfant est le premier objectif. Le choix des médicaments dépend essentiellement de l'évaluation de l’intensité de cette douleur. Il existe pour cela toute une série de repères que les médecins (et les parents) utilisent : type de grimace, mobilité de l’enfant, etc. À côté des médicaments, des techniques complémentaires comme la kinésithérapie, les massages, les compresses chaudes ou froides selon les cas, les caresses, ont aussi leur efficacité. Il ne faut pas pour autant oublier de se demander pourquoi l’enfant a mal. Au-delà de la douleur elle-même, la cause de cette dernière doit en effet être identifiée et traitée de manière adéquate. Il faut aussi s'attarder et s'intéresser à la situation émotionnelle de l'enfant. La crainte et le stress ressentis par lui augmentent la douleur. Chez les plus jeunes, le contact avec la maman, des paroles et des gestes lents, ont un effet apaisant. Pour les plus grands, une distraction telle que la lecture d'une histoire, par exemple, est bénéfique pour effacer le stress. Et face à l’adolescent, lui proposer de se raconter intérieurement une histoire détourne son attention de sa douleur. La présence sereine des parents et leur affection aident énormément l'enfant à lutter contre la douleur, pour autant que les parents n’aient pas plus mal que l’enfant et ne dramatisent pas. Les parents et l'enfant ont aussi besoin que des mots soient placés sur les gestes et les soins effectués contre la douleur. Il n’y a donc pas de formule magique : la douleur doit être combattue de toutes parts.

Dr Rachid Bennabdilah
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